Groups
shared with...
User since 2010
Frederic's published pages
Paul prie que l'amour de Dieu appliqué en Église déborde sur le monde. Telle est la sainteté qui le glorifiera au retour de Christ.
1 Tesalonicenses 3:11-13
Discourse.
Romains 9:22-23
Discourse.
Romains 9:22-23
Discourse.
Romains 9:19-23
Discourse.
Romains 9:19-23
Discourse.
Jean 15:12-15
Discourse.
Jean 15:12-15
Discourse.
Romains 9:14-18
Discourse.
Romains 9:14-18
Discourse.
Romains 9:9-13
Discourse.
Romains 9:9-13
Discourse.
Romains 9:6-8
Discourse.
Romains 9:6-8
Main point summary. Rom. 9.1-5 Le comble de la douleur de Paul.
Romains 9:1-5
Main point summary. Rom. 9.1-5 Le comble de la douleur de Paul.
Romains 9:1-5
Bracket.
Psaumes 50:8-15
Bracket.
Psaumes 50:8-15
Ex. 19.4-6 [phrasing].
Exode 19:4-6
Ex. 19.4-6 [Bracket].
Exode 19:4-6
[LAB17] No condemnation [bracket].
Romains 7:22-8:2
[LAB17] No condemnation [bracket].
Romains 7:22-8:2
L'espérance du chrétien triste [Phrasing].
Lamentations de Jérémie 3:31-33
[LAB16] The Book of Life (6) [Bracket].
Luc 10:17-20
[LAB16] The Book of Life (6) [Bracket].
Luc 10:17-20
[LAB13] The Book of life (3) [Bracket].
Apocalypse 3:1-6
[LAB13] The Book of life (3) [Bracket].
Apocalypse 3:1-6
[LAB12] The Book of life (2) [Bracket].
Apocalypse 21:22-27
Bracket.
Apocalypse 20:12-15
Bracket.
Apocalypse 20:12-15
[Bracket] Ésaïe 48:9-11 | "À cause de mon nom".
Ésaïe 48:9-11
[Bracket] Ésaïe 48:9-11 | "À cause de mon nom".
Ésaïe 48:9-11
[Bracket] Luke 12:32-34.
Luc 12:32-34
[Bracket] Luke 12:32-34.
Luc 12:32-34
Phrasé 1 Thes. 1:2-5.
1 Thessaloniciens 1:2-5
Six éléments-lés de l'Évangile en un verset.
1 Peter 1:3
Arc.
Romans 6:20-23
Arc.
Exodus 5:1-9
Le thème : un croyant fidèle et humble supplie Dieu de le délivr
Supplication humble et confiante pour la délivrance
Arc.
1 Peter 5:6-11
Arc.
Psalms 32:1-11
Plus que ce pour quoi David prie, sa conception de la prière m'intéresse ic
Psalms 28:1-9
Diagram. Arc.
Philippians 3:8-11
Arc.
Romans 12:1-2
Diagram. Arc.
Philippians 1:9-11
Arc. Diagram.
Philippians 1:9-11
Le moment opportun : le bon kairos .
Hebrews 4:16
Arc.
Romans 10:8-10
Arc.
Psalms 115:1-18
I think 6b gives the general ground of the Psalm.
Psalms 1:1-6
Voici une réaction étrange face à une situation effryante : David ne s'inquiète pas.
Psalms 3:1-8
L'un des plus courts mais denses.
Psalms 117:1-2
(En cours) Sauve.
Psalms 83:1-18
Christ est notre paix.
Ephesians 2:11-22
Paul's 2nd prayer Each time he unfolds the mystery, he ends his teaching by praying that God helps u...
Ephesians 3:14-21
view all (55 total)
Le jour où pharaon faillit réussir !
222.
Published 15/11/2014
Share / Groups / About Author
Special note
Le jour où Pharaon faillit réussir !
notes
Special note
This page was automatically converted from a module that was shared prior to the release of Published Pages.
notes 1452680591388 Special note This page was automatically converted from a module that was shared prior to the release of Published Pages.
Le jour où Pharaon faillit réussir !
2014-11-13 19:54:42
2014-12-03 12:44:12
222.12 Exode • 235.4 C ombat spirituel Exode 5:1–6:9 • Le jour où Pharaon faillit réussir ! Déjouons une tactique du diable : "T ravailler plus pour glorifier moins" Partie 1 [800/4600] Cher Bruno, Je voudrais te parler cette semaine du jour où Pharaon failli réussir, et où les Hébreux faillirent rester esclaves à tout jamais de ce dictateur. Cet épisode effrayant est raconté dans Exode 5:1-6:9. Mon but : discerner dans ce texte une tactique du diable pour reprendre un combat abandonné depuis trop longtemps. L’Ancien Testament raconte des tonnes de récits de bataille entre les croyants et leurs ennemis. Des récits dont on peut tirer des principes pour notre propre combat spirituel. Parce qu’on est bien d’accord, le chrétien est sans cesse engagé dans une bataille spirituelle (Éphésiens 6). Mais voilà, certains chrétiens n’entrent pas dans le champ de bataille : – Ils n’ont aucune idée du combat qui fait rage, ils ne sont pas sensibles aux vérités spirituelles qui exigent d'eux une discipline constante ; – Ils sont au courant du combat, mais ils ont peur (ils ne sont pas sensibles à la personnalité de leur général, Jésus-Christ, déjà vainqueur) ; – Ils sont au courant du combat et ont une idée du puissant soutien de Dieu envers eux , mais ils sont fatigués et oppressés par leur vie quotidienne ici-bas. C’est de cette troisième catégorie que j’aimerais parler aujourd’hui. Ces chrétiens sont trop fixés sur les choses de la terre : ils ont besoin d’encouragement pour leur faire lever les yeux au ciel. Ils ont besoin d’exhortation pour reprendre le combat qu’ils ont abandonné sans même s'en rendre compte. Parce que l’épuisement leur a fait perdre de vue le bonheur de vivre au côté du Maître. Mais que ceux qui mènent une vie facile lèvent la main ! J Tu as probablement déjà dû éprouver ces moments de grosse fatigue, presque de déprime. Tu t'es peut-être déjà retrouvé angoissé devant la multitude de détails et de petites tâches qui envahissent ta vie, au travail, à la maison, à l’Église, etc. La vie ici-bas est faite d’un nombre incalculable de voleurs de temps et surtout de voleurs de joie. Ce qu’on aimait faire avant, on n’y trouve plus le goût. Mais comment a-t-on pu en arriver là ? te demandes-tu peut-être. Il y a comme un gros nuage gris autour de nos vies, la crise, la déprime générale, le pessimisme ambiant. C'est comme si toute cette atmosphère gâchait la joie de ton salut, gâchait ta joie de connaître Dieu personnellement, gâchait ta joie de t’émerveiller dès maintenant de ton destin éternel et glorieux auprès de ton Créateur qui t’aime. Mince, alors ! Ce n'est pas normal ! Comment peut-on partager aux perdus la joie de Christ si son Évangile ne fait pas de nous des flambeaux qui brille et qui réchauffe un monde perdu dans sa propre obscurité et froideur ? Et bien voilà, bienvenu sur le champ de bataille ! Cette apathie généralisée a une origine : l’ennemi attaque, et il nous aveugle par une de ses tactiques pour que nous ne discernions pas l’attaque et que nous ne combattions pas. Cette tactique est très bien décrite dans la Bible, notamment dans Exode 5:1-6:9 . Ce texte décrit une bataille survenue il y a trois mille cinq cents ans. Une bataille verbale entre Moïse et le pharaon : — Laisse-nous sortir pour adorer notre Dieu. — Non ! Jamais de la vie ! C’est un passage incroyable qui décrit comment le tyran absorbé par sa propre gloire va faire un choix tactique très malin. Nous sommes tellement marqués par le miracle de la mer Rouge que nous en oublions qu’au début du combat, c’est la stratégie de pharaon qui a bien failli réussir. Sa tactique secrète a fait se retourner les Hébreux contre le Dieu qui venait les délivrer et contre son messager Moïse. C'est une tactique que Satan utilise encore aujourd'hui contre nous, dans un milieu morose, déprimé, où les chrétiens ont parfois du mal à se sortir d'une routine qui les oppresse. Satan se déchaîne, plus offensif que jamais, et le chrétien qui pense qu'il n'a pas de combat spirituel à mener activement est déjà mort ! Satan, lui, ne s'arrête pas de combattre la foi. Tu veux savoir de quelle tactique il s'agit ? Alors, aborde ce récit comme Dieu a voulu qu'il soit lu : pas juste une histoire biblique de plus, mais une arme qu’il donne au chrétien que tu es, pour discerner les ruses du diable et les repousser. Le texte d' Exode 5 :1-6 :9 pourrait tout à fait être inclus dans un manuel de guerre spirituelle. Et dans la feuille de route de notre corps d'armée spirituel, tu y trouverais cette consigne : Connais ton ennemi . Cette consigne, nous allons la décortiquer en trois parties : 1. Connais son caractère égoïste 2. Connais s a pensée (vision du monde) perverse 3. Connais s a stratégie "gagnante" Partie 2 [1200/7100] 1. Connais ton ennemi : son caractère égoïste Rappel. En introduction, je te proposais de lire Exode 5:1-6:9, le jour où Pharaon failli réussir. Sa tactique est une tactique du diable pour pour aveugler les chrétiens au point de les affaiblir pour qu'ils ne combattent plus. Lisons ce texte comme une arme que Dieu nous donne pour déjouer le diable. Dieu donne ce texte comme un manuel de combat, comme une façon de nous dire : Connais ton ennemi. Nous pouvons connaître trois choses de lui dans ce texte, à commencer par son caractère égoïste et autoglorificateur. Le contexte Après une période faste en Égypte sous le règne délégué de Joseph, les Hébreux sont esclaves du pharaon. Ils souffrent depuis des siècles. Mais Dieu vient de se révéler à Moïse et le charge d'annoncer le message. Les Hébreux le croient (4:31). Ils se réunissent pour adorer Dieu. Attention ! Ils sont encore en Égypte, et cette adoration d'un Dieu étranger est un sacrilège pour les Égyptiens. Pire encore, c'est impossible de lui offrir des sacrifices, donc de lui exprimer leur reconnaissance, car cette pratique est passible de la mort (8:22). Ils savent qu'ils ne pourront pas adorer pleinement leur Dieu sur cette terre d'esclavage. Il faudrait s'éloigner d'au moins trois jours de marche pour ne pas offenser les Égyptiens. Il faudrait une "permission de sortie" du dictateur. Pas évident… mais Dieu a promis ! Alors, Moïse et Aaron se tiennent devant l'homme le plus puissant du monde d'alors. Ils sont gonflés à bloc, ils l'ont l'assentiment de leurs collègues pour délivrer un message puissant. Et Dieu a assuré qu'après hésitations, Pharaon laisserait partir les Hébreux. Alors, peut-être un peu trop sûrs d'eux, Moïse et Aaron s'approchent du dictateur : " Moïse et Aaron étant venus vers Pharaon lui dirent : Ainsi a dit l'Éternel, Dieu d'Israël : Laisse aller mon peuple pour qu'il célèbre une fête en mon honneur dans le désert. " (Exodus 5:1 – LBA). Silence. Oups ! L'assurance des deux Hébreux commence à vaciller. Il faut dire qu'ils n'y sont pas allés de main morte. Moïse vient d'annoncer à pharaon que le Dieu des Hébreux existe toujours, 430 ans après la venue de Joseph dans le pays. Que ce Dieu veut être adoré par son peuple. Et que ce Dieu exige de pharaon qu'il le laisse sortir. Ce sont beaucoup d'infos "désagréables" pour le dictateur égyptien ! 1.1. Que nous apprend la réaction de pharaon ? Connais ton ennemi : quelle est la réaction de Pharaon ? Il s'offusque. " Et Pharaon dit : Qui est l'Éternel, que j'obéisse à sa voix en laissant aller Israël ? Je ne connais pas l'Éternel, aussi ne laisserai-je pas aller Israël. " (Exodus 5:2 – LBA). Deux remarques (entre autres) : " Qui est l’Éternel, pour que j’obéisse à sa voix, en laissant aller Israël ? " C'est la réaction d'un dictateur surpris d'apprendre qu'un étranger au panthéon égyptien puisse lui être supérieur. Note qu'il ne cherche même pas à négocier. Pire, il ne propose pas à Moïse de transmettre une réponse à son Dieu. En réalité, il nie jusqu'à la possibilité qu'une telle "concurrence" soit possible, qu'un tel Dieu puisse exister et lui soumettre ses exigences à lui le roi du Nil, le dieu vivant de l'Égypte. " Je ne connais point l’Éternel, et je ne laisserai point aller Israël " Fin de non-recevoir. Pharaon n'accédera pas à la demande du Dieu de Moïse, car il ne croit pas en ce Dieu. Il préfère croire qu'il s'agit d'un mensonge (5:9). Il va, bien entendu, rejeter en bloc et la demande de Moïse et jusqu'à l'existence de ce Dieu. Résumons : Pharaon ne supporte pas l'idée d'un être qui lui soit supérieur ; Pharaon veut faire croire que l'idée d'un Dieu compatissant envers son peuple et venant le libérer est… un mensonge (5:9) ! Ça ne te rappelle pas quelqu'un ? Bien entendu, Pharaon est un type d'antichrist, un sbire du diable : Le diable, pareil, a toujours désiré se hisser au-dessus de Dieu et l'idée de ne pas être le n°1 l'exaspère ; Il est "le père du mensonge", le menteur par excellence : il veut renverser la vérité, et appelle le vrai un mensonge pour que l'on croie mieux à ses mensonges. 1.2. Ne sous-estime pas ton ennemi Connais ton ennemi. Ne le sous-estime pas. Les autorités démoniaques, les esprits du mal ne sont jamais aussi forts que lorsque nous ne combattons pas dans la prière et que nou ne nous alimentons pas de la parole de vérité (Jean 17:17). Peut-être que tu ne sous-estimes pas l'ennemi, mais que tu te surestimes un peu. Nous sommes parfois un peu trop sûrs de nous. Moïse était peut-être un peu trop sûr de lui. La parole de pharaon, agressive et méprisante, et puissante a dû lui faire l'effet d'une douche froide. Que faire ? Rien. Moïse et Aaron sont impuissants. Ils sont sur le territoire de l'ennemi. Les ennuis allaient commencer, et apparemment, malgré les avertissements de Dieu, il ne s'y était pas trop préparés (cf. Exode 6). Il faut quand même dire que Dieu lui avait promis. Il lui avait promis la victoire. Il lui avait promis la délivrance de son ennemi. Nous aussi, nous connaissons la fin de l'histoire, et qu'est-ce qu'elle est glorieuse ! Mais comme pour Moïse, Jésus-Christ nous a promis ceci : " En vérité, je vous le dis, il n'y a personne qui ait quitté maison, ou frères, ou sœurs, ou mère, ou père, ou enfants, ou champs, à cause de moi et à cause de l'Évangile, 30 qui ne reçoive maintenant, en ce temps-ci, cent fois autant, maisons, et frères, et sœurs, et mères, et enfants, et champs, avec des persécutions , et dans le siècle à venir, la vie éternelle. " (Mark 10:29-30 – LBA). C'est la petite clause du contrat :) Moïse avait bien capté la vue d'ensemble, mais il avait oublié les "promesses" d'épreuve : " Je sais que le roi d’Égypte ne vous laissera point aller, si ce n’est par une main puissante " (Ex. 3:19 – NEG. Ou : " pas même si vous employiez la force " – LBA). On connaît la fin, mais on n'aime pas comment y parvenir. On voudrait que la vie chrétienne ne soit que "bénédiction". En réalité, elle l'est. Mais nous n'avons pas forcément la même définition de ce que doit être une bénédiction. Bien des chrétiens qui ont traversé des épreuves douloureuses témoignent combien ils avaient besoin de vivre cette expérience pour mieux comprendre la croix que Christ demande à ses disciple de porter. Ne sous-estimons pas l'ennemi et ne nous surestimons pas non plus. 1.3. Christ est vainqueur… si le chrétien est engagé dans le combat ! Comme pharaon, notre ennemi est toujours à deux doigts de réussir. Hé les gars ! C'est la guerre ! La guerre dans les pensées, la guerre dans ce monde matérialiste et désormais post-chrétien ! Nous pouvons remporter la victoire, encore faut-il se jeter dans le champ de bataille, " 12 parce que ce n'est pas contre le sang et la chair que nous avons à combattre ; mais c'est contre les principautés, contre les puissances, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre les esprits méchants, dans les lieux célestes. 13 C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour. " (Ephesians 6:12-13 – LBA) Je te rappelle que nous ne lisons pas seulement une histoire biblique, mais une page du manuel du combat spirituel que Dieu nous ordonne de mettre en pratique. Ce chapitre décrit une stratégie gagnante du diable : si Dieu n'était pas intervenu, c'en était fini du beau rêve hébreu. Le croyant d'aujourd'hui peut aussi tomber, se laisser vaincre par Satan, et vivre une vie sans foi ni victoire, une vie ordinaire, dénuée de sens. Quelle tristesse ! Ce texte décrit comment on peut tomber aussi bas. Alors, plongeons plus profond dans le texte, et considérons les paroles que nous allons lire avec sérieux, comme un soldat se met au garde-à-vous au moment de recevoir ses consignes juste avant le combat , car cette parole est " vivante, et efficace, et plus acérée qu'aucune épée à deux tranchants, et pénétrante " (Hebrew 4:12 – LBA). Elle est notre épée spirituelle. Préparons-nous au combat et écoutons, à travers elle, le Général en chef, l'Éternel des armées, nous exhorter au combat. Partie 3 [2200/12700] 2. Connais ton ennemi : s a pensée (vision du monde) perverse 2.1. La motivation céleste de Moïse Moïse se cramponne, il précise (ou fait préciser par Aaron) : " Le Dieu des Hébreux s'est manifesté à nous. Nous voudrions aller à trois journées de marche dans le désert pour sacrifier à l'Éternel notre Dieu, de peur qu'il ne nous frappe par la peste ou par l'épée " (Exodus 5:3 – LBA) : • Il localise Dieu (c'est le Dieu des Hébreux pas le tien, nous ne voudrions pas t'imposer d'adorer ce Dieu) ; • Il décrit aussi une expérience mystique : cher Pharaon, ce n'est pas que nous voulons imposer notre volonté, mais nous n'avons pas le choix, c'est comme un appel supérieur ; • Il indique les coordonnées du rassemblement, en terme de temps et de lieu : 1. à trois journées de marche 2. dans la direction du désert du Sinaï. On croirait entendre un ado qui rend des comptes à ses parents pour leur demander l'autorisation de sortir : "Dis-nous où se trouve cette fête où tu vas et avec qui tu t'y rend" ; • Il renseigne le roi sur le type de rassemblement qu'ils ont l'intention organiser ; • Il renseigne le roi sur le risques qu'ils courent s'ils ne le font pas. Alors là, c'est quand même une façon de dire au dictateur qu'ils craignent plus leur Dieu que pharaon. C'est beaucoup de détails, n'est-ce pas ? Deux leçons : • Veillons à nos réactions dans ce monde Moïse a compris qu'il devait développer et agir dans la plus grande transparence. Face à un ennemi de la foi, nous devons nous aussi faire preuve de la plus grande sincérité : n'offrons pas à nos adversaires une seule occasion de nous accuser : " Sanctifiez le Seigneur, Christ, dans vos cœurs, étant toujours prêts à répondre pour votre défense, mais avec douceur et modestie […] 16 ayant une bonne conscience, afin qu'en cela même où vous êtes calomniés, ceux qui diffament votre bonne conduite en Christ soient confus " (1 Peter 3:15-16 – LBA). En cela, nous devons veiller, car ce monde nous observe et n'hésite jamais à taper à la moindre faiblesse des croyants. Le prophète est Daniel est un modèle du genre : " Les ministres et les satrapes cherchèrent à trouver un sujet d'accuser Daniel sur les affaires du royaume, mais ils n'en purent trouver, ni rien à reprendre, car il était fidèle et il ne se trouvait en lui rien de fautif et de répréhensible " (Daniel 6:4 – LBA). Vous connaissez le pire défaut qu'il nous reproche : notre hypocrisie. Nous prêchons la paix et nous nous mettons en colère. Nous prêchons le pardon et nous ne valons pas mieux qu'eux. • Agissons en artisans de paix Fournir autant de détails à pharaon, c'est une façon de respecter l'autorité. C'est certainement de manière docile qu'il donne tous les renseignements à son ennemi, afin de faciliter l'autorisation de sortie. Il en fallait de l'humilité pour répondre avec douceur à un tel homme arrogant et méchant. Mais la Bible affirme que Moïse était l'homme de la situation : " Moïse, était fort doux, plus doux qu'aucun homme qui fût sur la face de la terre " (Numbers 12:3 – LBA). Quelques milliers d'années plus tard, la méthode est la même, pour s'opposer à ceux qui s'opposent férocement à notre foi : " il ne faut pas que le serviteur du Seigneur ait des querelles ; mais il doit être doux envers tous, propre à enseigner, patient ; 25 instruisant avec douceur ceux qui sont d'un sentiment contraire [litt. : ceux qui s'opposent ]" (2 Timothy 2:24-25 – LBA). Ce verset éclaire notre récit : la réponse douce du croyant face à son féroce opposant est motivée par l'espoir qu'un jour il se convertira . C'est toujours en regardant à la grâce à venir que nous devrions parler au présent. Mon ennemi d'aujourd'hui sera peut-être mon frère de demain : pour cela, je ne devrais jamais pêcher contre lui. Nous ne connaissons pas d'avance les élus de Dieu, ne prenons pas le risque de crier contre un enfant de Dieu, simplement parce que nous ignorons de quoi demain sera fait. Si nous nous basons sur le verset de 2 Timothée, nous pouvons imaginer que Moïse espérait peut-être changer l'humeur de pharaon en lui délivrant avec douceur autant de renseignements. En effet, en lui évitant d'envoyer ses agents de renseignements faire une enquête approfondie, il lui prouvait sa bonne foi. Nous sommes des artisans de paix, notre devise en cas de conflit devrait être : " Une réponse douce apaise la fureur, mais une parole blessante excite la colère " (Proverbs 15:1 – LBA). (Y'a du travail.) 2.2. Le monde terrestre de pharaon Mais rien n'y fait :" Et le roi d'Egypte leur dit : Pourquoi, Moïse et Aaron, faites-vous quitter au peuple son ouvrage ? Allez à vos corvées ! Et Pharaon dit : Voici le bas peuple est maintenant nombreux et vous lui faites cesser ses corvées ! " (Exodus 5:4-5 – LBA) Quelle réponse très terre-à-terre après la description de Moïse. Lisez bien : • Moïse invoque un "Dieu" qui s'est "manifesté", il mentionne de marcher dans le désert, parlant d'une fête religieuse d'adoration, de sacrifice et de jugement divin. Bref, il pense ciel, il parle ciel, il vit ciel, c'est devenu sa mission, son appel, sa façon de respirer ; • Et Pharaon ? Il répond par des mots comme "ouvrage", "corvées", "le peuple des terres basses (bas peuple)", qui prendrait une sorte de congé ("cesser ses corvées"). Rien, absolument rien du discours de Moïse n'est repris. Aucune mention de Dieu, d'adoration, de quoi que ce soit de spirituel. Rien que du terrestre, et pas des moindres puisqu'il s'agit de la pire activité terrestre : un rude esclavage au service d'un dictateur. Interdit de rêver ! – Au ciel de Moïse, il oppose sa vision matérialiste ; – Au souhait d'adorer le créateur, il oppose l'obligation des corvées, le travail ardu, pénible et douloureux de la fabrication des briques ; – À l'aspiration de glorifier Dieu, il oppose l'obligation de glorifier un homme, d'assouvir la mégalomanie d'un dictateur (construction des pyramides). En résumé, tandis que Moïse place au cœur de son argument la manifestation de Dieu à sa juste gloire , pharaon n'est obsédé que par une chose, le travail terrestre à son injuste gloire personnelle . C'est le combat d'une gloire contre une autre. C'est le choc des volontés. Pas étonnant que le dictateur égyptien soit complètement fermé au discours religieux de Moïse. Il est si aveuglé par la recherche de sa propre gloire qu'il n'imagine pas une seconde qu'on puisse adorer un autre dieu… que lui. • Ne nous conformons pas à cette mentalité ! Mais cette description, nous pourrions la retrouver dans notre monde moderne. Ce monde recherche sa glorification individuelle. Chacun se prend pour le dieu de a vie, le capitaine de son navire. Le message de l'Évangile empêche l'orgueil humain de rêver de sa propre grandeur. Le salut par la grâce dit à l'homme : tu ne peux te délivrer par toi-même, tu as besoin qu'un être supérieur vienne te sauver. Quelle insulte aux rêves d'indépendance de la nature humaine ! Lorsque nous ne veillons et prions pas, nous nous endormons et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nous nous retrouvons entraînés par cette mentalité individualiste. Nous nous plaignons, nous perdons notre joie et notre amour se refroidit, nous "oublions" de contribuer à l'avancement du royaume, cela devient un fardeau. La crainte des hommes nous domine, plutôt que l'amour de Dieu. Veillons et prions ; le combat est rude, il nécessite une discipline de chaque jour. Mais de quel monde voulons-nous faire partie ? Le monde de pharaon et l'ambition démesurée d'une gloire personnelle ou le monde du peuple de Dieu qui sort de l'Égypte, qui quitte le péché, pour aller adorer son libérateur. Reconnaissons à qui nous appartenons. 2.3. La vision renversée du monde de pharaon Pharaon n'est pas seulement insensible à la vision de Moïse, il y est carrément opposé . Et même opposé au point de renverser toute la perspective. Pharaon va rejeter la foi de Moïse d'un revers de main par une théorie si opposée à la vision céleste de Moïse qu'elle en est presque comique : " Car ce sont des paresseux " ! Notez bien cette phrase du v. 8, car elle est au cœur de la pensée du pharaon qui va le faire réagir si brutalement. Le tour est joué : pharaon a remplacé la vision du monde et de Dieu de Moïse par sa propre vision : " Car ce sont des paresseux ". Et voilà tout l'élan de la foi en un Dieu puissant et compatissant réduite à une simple explication neurophysiologique : la paresse ! Arrêtons-nous un instant sur cette pirouette inélégante, sur ce tour de force qui renverse les valeurs et tout une vision du monde du croyant. Car c'est précisément ce que le monde post-chrétien a réussi à réaliser actuellement. Comme pharaon (qui est un type de Satan), notre monde (dominé par le prince de l'air, Satan) n'est pas insensible à notre foi, il y est carrément opposé. Et il oppose à notre foi tut un système de pensée renversé. La théorie de la paresse arrange pharaon, car elle décale le débat. Il n'est pas obligé de se prononcer sur Dieu, mais il "dénonce" un dysfonctionnement du croyant. Notre société aime beaucoup ça : faire porter le débat sur la psychologie du croyant, pour ne pas avoir à s'élever dans des débats qu'elle ne maitriserait pas. On peut aborder la vie de manière mystique, à condition d'exclure Dieu de l'équation : plus obligé de connaître la Bible ou de discuter des arguments théologiques ! Pharaon impose sa propre vision des choses plutôt que de se laisser "imposer" une façon de penser. Le monde déteste l'idée d'un livre révélé, inspiré : "Ces pauvres croyants sont stupides, ils croient tout ce qu'on leur raconte". Et le monde pense que sa propre théorie est la meilleure, sans réaliser que cette théorie ne vient pas de lui, mais d'une ambiance spirituelle dangereuse (le prince de l'air) ; Pharaon a trouvé une raison qui lui permet de garder la tête haute et qui dénigre complètement la foi chrétienne. Des paresseux : c'est insultant ! Les non-croyants se moquent et insulte la foi chrétienne. Ça les rassure, ça leur donne l'impression d'être les plus forts. • Le monde n'est pas un état de choses, mais une armée en marche : veillons ! Le monde rejette l'idée d'un Dieu plus puissant que lui, et préfère se moquer des croyants. On pourrait se donner des raisons pour justifier cet état de chose. Le monde est ce qu'il est. Mais c'est faux : ce n'est pas un état de chose. Ce n'est pas un état. C'est une réaction, une attaque. Le monde n'est pas athée, il réagit contre les croyants. Vous comprenez la différence ? Pensez que "c'est comme ça", donne l'impression d'un tableau du monde statique, qui ne bouge pas. Et cette pensée nous endort. On croit qu'il nous laisse tranquille tant qu'on adore en privé. En réalité, une guerre fait rage et l'ennemi attaque en utilisant ses soldats aveugles (Éph.). Bien sûr, il n'est pas question de "lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations…". Cette pensée que l'athéisme n'est pas un état de fait, mais une contre-réaction à la foi, une attaque orchestrée par le serpent ancien, cette pensée devrait nous maintenir éveillé. Derrière toute opposition à la foi, entendons le message du camp adverse de l'ennemi. Quelle est l'armée qui n'organise pas des rondes la nuit et des tours de garde ? Dans "veillez et prier", il y a "veillez" : faites des tours de garde, ne vous laissez pas endormir par la nuit. Et nous sommes dans la nuit (Éph. 5:15). Notre arme : la prière éclairée (veillez et prier) Il y aurait beaucoup à dire sur le combat entre les deux visions du monde : celle de Dieu et celle des hommes dirigés par "le dieu de ce siècle". Paul les décrit ainsi : " 3 Et si même notre Évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, 4 en ceux dont le dieu de ce siècle a aveuglé les entendements, les incrédules, afin qu'ils ne fussent pas éclairés par la lumière du glorieux Evangile de Christ, qui est l'image de Dieu " (2 Corinthians 4:3-4 – LBA). Mais résumons ce deuxième point : 1. Quelles que soient l'intensité et la férocité d'un opposant à la foi, Dieu nous appelle à répondre avec douceur. Qui sait si nous ne le retrouverons pas un jour dans la joie éternelle ? La sagesse de Dieu pacifique, dit Jacques 3. 2. Nous vivons dans un monde dont le chef ne fera aucun cadeau aux chrétiens : ne lui donnons pas l'occasion de nous accuser et soyons transparents. 3. L'ennemi crache à chaque seconde une vision du monde différente où tout ce qui est religieux est réinterprété à sa sauce : ne nous endormons pas, sous peine de nous conformer à la vie qu'il propose 4. De même que dans ce monde, "le fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête" (Matthew 8:19 –LBA), de même ses disciples d'aujourd'hui n'ont pas de répit dans ce monde. Nous ne vivons pas dans un monde qui est comme il est , mais dans un monde en réaction permanente et qui lance des contre-attaques permanentes. Partie 4 [1600/9000] 3. Connais ton ennemi : s a stratégie "gagnante" Moïse ne s'attendait certainement pas au projet diabolique que pharaon, furieux, allait manigancer le jour-même. La tâche allait être plus difficile qu'il ne l'imaginerait. Et nous aussi, ne devrions pas vivre comme si nous n'allions rencontrer aucun problème : la vie normale, c'est l'imprévu. Les imprévus nous rappellent que Dieu contrôle notre vie, pas nous. Élaborons-nous nos projets seul ou dans la recherche sincère de la volonté de Dieu (déménagement, changement de travail, recherche de travail, mariage, famille, etc.) ? À ceux qui s'offrent le luxe de vouloir décider de leur vie, Jacques répond : " Vous devriez dire : Si le Seigneur le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela " (James 4:15 – LBA). 3.1. Travailler plus pour glorifier moins Pharaon est l'un des personnes les plus intelligents et les plus machiavéliques de la Bible. C'est pour cela qu'il nous intéresse : on voit si bien, à travers lui, le caractère de l'ennemi éternel des croyants, le diable. Que met-il en branle ? Lisons les v. 7-8. En termes modernes, sa feuille de route est la suivante : Suppression des ressources ; Augmentation des tâches ; = Contrainte de rendement supérieur. Quel est le plan de pharaon ? Nous avons la chance qu'il nous l'ait révélé au verset 9. Ne lisons pas trop vite et goûtons notre privilège : c'est comme si un de nos espions revenait de mission et nous livrait tout le plan de l'ennemi. En temps de guerre, connaître les intentions de son ennemi, c'est l'arme absolue… et nous passerions à côté ? " Que les gens soient chargés d'ouvrage et s'y occupent, et qu'ils ne fassent plus attention aux mensonges qu'on leur dit. " (Exodus 5:9 – LBA) La stratégie globale de pharaon (comprenons : la tactique du diable encore aujourd'hui), c'est d'occuper le croyant sur des tâches temporelles (ici-bas) au point qu'il n'ait ni le temps ni la force de réagir au message de délivrance de Dieu. Travailler plus pour glorifier moins. Pharaon invente les temps modernes de Charlot ! – Être occupé – Être occupé par des travaux d'ici-bas – Être occupé par des travaux qui glorifient le monde (et son chef) plutôt que Dieu. Il ne s'agit pas seulement d'occuper les Hébreux, mais de les occuper à construire sa propre gloire. Et nous en revenons à ce combat entre deux gloires. Pharaon "ne laissera pas sa gloire à un autre". 3.2 Tactique gagnante ! Et ça marche ! C'est là qu'on peut parler du jour où Pharaon a failli réussir ! Les versets 15 à 19 décrivent comment la pénibilité du travail augmente à en devenir insupportable. Elle va créer une révolte des contremaîtres hébreux, révolte contre pharaon ? Non ! Contre Moïse ! [Les contremaîtres hébreux] leur dirent : Que l'Éternel vous voie et qu'il juge, vous qui nous avez mis en mauvaise odeur auprès de Pharaon et auprès de ses serviteurs et qui leur avez mis l'épée à la main pour nous tuer ! (Exodus 5:121 – LBA) Les Hébreux se sont fait avoir ! Pharaon a réussi un coup de génie : faire se retourner le peuple contre celui le messager qui vient le libérer ! À ce moment-là du récit, Satan a gagné, Israël vient de changer d'avis. C'est les montagnes russes avec Dieu, non ? Comme on peut en connaître. Un jour, on est plein de l'assurance de la foi, " Avec Dieu, nous ferons des exploits ! " et quelques jours avant, devant Moïse, "le peuple crut. Et ils apprirent que l'Éternel avait visité les fils d'Israël et qu'il avait vu leur affliction, et ils s'inclinèrent et se prosternèrent" (Exodus 4:31 – LBA), et maintenant, la débandade, l'amertume, les pleurs, les cris, la colère contre l'envoyé de Dieu ! La déprime générale, quoi. Et qui va atteindre les plus hauts niveaux, puisque même Moïse se sent dans l'impasse, et commence à désespérer de la situation. Oui, le désespoir, nous l'avons tous connus : après les sommets de la foi, la dépression du "Pourquoi moi ? Où veux-tu en venir ? Je suis coincé, je n'ai aucune solution !" Vous ne me croyez pas ? Lisez la prière, ou plutôt la charge accusatrice de Moïse contre Dieu : " Alors Moïse retourna vers l'Eternel et dit : Seigneur ! Pourquoi as-tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi donc m'as-tu envoyé ? Depuis que je me suis présenté à Pharaon pour lui parler en ton nom, il a fait du mal à ce peuple et tu n'as pas du tout délivré ton peuple ! " (Exodus 5:22-23 – LBA). Dieu coupable de faire du mal à son peuple, Dieu menteur en envoyant Moïse, Dieu insensible à la souffrance de son peuple. Wow ! Et pharaon dans tout ça ? C'est comme nous. Satan manigance avec succès et nous, nous accusons Dieu de tous les maux du diable. Méfions-nous de ne pas blasphémer contre le Saint-Esprit ! " Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise : C'est par Dieu que je suis tenté ! Car Dieu ne peut être tenté par le mal, aussi ne tente-t-il lui-même personne. " (James 1:13 – LBA) Et c'est sur cette note amère que s'achève la rencontre entre le dictateur et l'envoyé de Dieu. Le chapitre six commence tout aussi tristement. Bien que Dieu remotive Moïse sans tenir compte des accusations de Moïse (bonne chose pour nous, il est " lent à la colère et riche en bonté " !), le peuple, lui, n'y parvient plus. Il est fatigué, angoissé, en plein surmenage. Après le travail à la chaîne des temps modernes, le burn-out ! Pourtant, le discours de Dieu est des plus compatissant et des plus puissants : " Et l'Eternel dit à Moïse : Maintenant tu verras ce que je ferai à Pharaon ! Contraint par une main forte il les laissera aller. Contraint par une main forte il les chassera de son pays. 2 Et Dieu parla à Moïse et lui dit : Je suis l'Eternel. 3 Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme Dieu puissant, mais sous mon nom d'ÉTERNEL je ne me suis pas fait connaître à eux. 4 Non seulement j'ai établi mon alliance avec eux pour leur donner le pays de Canaan, le pays où ils ont séjourné en étrangers, 5 mais encore j'ai entendu le gémissement des fils d'Israël que les Egyptiens asservissent, et je me suis souvenu de mon alliance. 6 C'est pourquoi dis aux fils d'Israël : Je suis l'Eternel, et je vous soustrairai aux corvées des Egyptiens et vous tirerai de leur service, et je vous libérerai à bras étendu et par de grands jugements. 7 Et je vous prendrai pour mon peuple, et je vous serai Dieu et vous saurez que je suis l'Eternel votre Dieu qui vous soustrais aux corvées des Egyptiens ; 8 et je vous ferai entrer dans le pays que j'ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob, et je vous le donnerai en possession. Je suis l'Éternel. " (Exodus 6:1-8 – LBA) Mais le peuple n'entend plus : " Et Moïse parla ainsi aux fils d'Israël, et ils n'écoutèrent pas Moïse parce qu'ils avaient perdu patience et que leur service était dur " (Exodus 6:9 – LBA). D'autres OU encore : " L’angoisse et la dure servitude les empêchèrent d’écouter Moïse " (NEG). D'autres versions parlent de leur " discouragement " (NET), " anguish of spirit " (KJV). Note de traduction NET : The Hebrew מִקֹּצֶּר רוּחַ (miqqotser ruakh) means “because of the shortness of spirit.” This means that they were discouraged, dispirited, and weary - although some have also suggested it might mean impatient. The Israelites were now just not in the frame of mind to listen to Moses. 3.3. Qu'est-ce qui m'occupe (me préoccupe) le plus ? Burn-out ou impatience, les Hébreux ne sont plus en phase avec Moïse. Il a beau leur rapport les promesses merveilleuses de Dieu, les encouragements les plus divins, ça ne leur fait aucun effet. Ça ne vous arrive pas, ça, de ne plus parvenir à vous émerveiller de ce que vous lisez dans la "Parole de vérité" ? De n'avoir pas le temps de méditer ces choses parce que les responsabilités de ce monde vous appellent ? Parce que vous êtes si fatigués à cause de tout ce qu'il faut déjà accomplir ici-bas que vous n'avez plus les forces de "lever les yeux vers Jésus"… L'ennemi veut empêcher que nous glorifiions Dieu. Il va donc encombrer la vie du croyant de tellement de tâches, d'échéances, d'urgence et de priorités d'ici-bas (famille et responsabilité, travail et rentabilité, vie sociale et reconnaissance dans ce monde, etc.) que le croyant sera trop occupé à s'occuper de sa place ici-bas pour fixer le regard sur les choses d'en haut, comme Dieu le lui demande clairement (Col. 3). Nous ne sommes plus des esclaves ? Nous vivons une société de loisirs ? Eh bien, disons que nous sommes devenus esclaves même de nos loisirs ! Lorsque le croyant ne consacre pas un temps digne à écouter son Dieu et à entretenir sa relation personnelle avec son Sauveur, il est clair qu'il finira noyé par la machine de guerre de ce monde. Ses pensées seront si pleines de ce monde qu'il pensera comme le monde, et que sa conscience aura du mal à se faire entendre. Il n'entendra plus la voix du Saint-Esprit, la voix de Dieu en lui, et finira par ressembler non pas à Christ, mais au citoyen lambda, avec, de temps en temps, un discours saupoudré de termes mystico-religieux qu'il ne comprendra pas lui-même. Partie 5 [560/3200] Conclusion 1. Suis-je plus occupé préoccupé par les choses de ce monde que je ne le suis à glorifier Dieu et à en témoigner ? Ce monde peut si facilement endormir le chrétien négligent ! Lui faire oublier son combat. Quelques questions pour terminer : Est-ce que je connais bien mon ennemi ? Est-ce que je repère sa tactique dans ce monde et dans ma vie ? Suis-je tombé dans le piège de pharaon ? Suis-je occupé et stressé pour les choses de la terre, au point de ne plus me rendre disponible à la Parole de vérité (Jn 17:17) ? Suis-je incapable de donner du temps à la lecture et à la prière ? Et si je le fais, est-ce un temps de qualité ou, comme les Hébreux qui n'étaient plus capables d'entendre la bonne nouvelle, est-ce une tâche routinière, bâclée et inutile pour ma journée ? Ne nous berçons pas d'illusions : Satan peut gagner dans la vie d'un chrétien. Sa tactique donne ses fruits lorsque le chrétien n'en porte plus. Le chrétien charnel ou rétrograde ressemble est alors aussi piégé qu'un esclave hébreu en Égypte. Quelle tristesse quand on sait que Canaan, où coule lait et le miel existe ! Nous sommes destinés à quitter l'Égypte (le péché) et à vivre en Canaan (la vie chrétienne ici-bas avec ses combats et ses victoires) en attendant une meilleure patrie (le ciel). Ne restons pas en Égypte (vaincus et dans le péché d'incrédulité), mais vivons notre vie chrétienne en Canaan : vivons Christ dans le combat, avec la vision de la joie à venir et de la grâce (1 Pierre 1:13, les trois grâces) ! 2. Si Dieu n'intervient pas, je finirai dans le désespoir Sans l'intervention de Dieu par les dix plaies, le peuple continuerait d'être esclave. Exode 6:9 est d'une tristesse accablante. Chaque plaie s'attaque à une divinité de l'Égypte : Dieu se fait en quelque sorte connaître à pharaon, il répond à Exodus 5:2 (" Je ne connais pas l'Éternel ") et lui montre que sa gloire est plus puissante que celle de ce petit dictateur insignifiant. Mais c'est une autre histoire. Ce que l'on peut retirer ici, c'est que nous avons besoin de l'intervention miraculeuse et puissante de Dieu pour nous sortir du piège diabolique du matérialisme. C'est pourquoi nous devons prendre au sérieux l'injonction de notre Maître : "Veillez et priez !". – Veillons autour de nous : ne nous laissons pas endormir par les illusions de ce monde : ses attraits, ses priorités, ses urgences, etc. Apprenons à discerner la tactique de l'ennemi invisible au-delà des circonstances, apprenons-le dans la Parole et dans l'Église en nous édifiant les uns les autres ; – Veillons en nous : dans notre vie, nos pensées : il y reste toujours des endroits obscurs. C'est précisément les lieux favoris de notre ennemi pour y déposer ses grains de sable. – Prions en demandant à Dieu la force de soutenir le combat avec lui, par lui et pour lui. – Prions en combattant dans la prière (ce n'est pas ce cousin qui insulte notre foi que nous devons combattre, mais l'ennemi derrière, prions pour le cousin !). Combattons en employant toutes les armes d'Éphésiens 6. Et nous venons d'utiliser l'arme absolue : la Parole de vérité, qui dévoile les plans de l'ennemi. Lisons la Parole comme une épée spirituelle dans un esprit de prière (Ps. 119:18).
11415908482130 1415907480080 Le jour où Pharaon faillit réussir ! 2014-11-13 19:54:42 2014-12-03 12:44:12 222.12 Exode • 235.4 C ombat spirituel Exode 5:1–6:9 • Le jour où Pharaon faillit réussir ! Déjouons une tactique du diable : "T ravailler plus pour glorifier moins" Partie 1 [800/4600] Cher Bruno, Je voudrais te parler cette semaine du jour où Pharaon failli réussir, et où les Hébreux faillirent rester esclaves à tout jamais de ce dictateur. Cet épisode effrayant est raconté dans Exode 5:1-6:9. Mon but : discerner dans ce texte une tactique du diable pour reprendre un combat abandonné depuis trop longtemps. L’Ancien Testament raconte des tonnes de récits de bataille entre les croyants et leurs ennemis. Des récits dont on peut tirer des principes pour notre propre combat spirituel. Parce qu’on est bien d’accord, le chrétien est sans cesse engagé dans une bataille spirituelle (Éphésiens 6). Mais voilà, certains chrétiens n’entrent pas dans le champ de bataille : – Ils n’ont aucune idée du combat qui fait rage, ils ne sont pas sensibles aux vérités spirituelles qui exigent d'eux une discipline constante ; – Ils sont au courant du combat, mais ils ont peur (ils ne sont pas sensibles à la personnalité de leur général, Jésus-Christ, déjà vainqueur) ; – Ils sont au courant du combat et ont une idée du puissant soutien de Dieu envers eux , mais ils sont fatigués et oppressés par leur vie quotidienne ici-bas. C’est de cette troisième catégorie que j’aimerais parler aujourd’hui. Ces chrétiens sont trop fixés sur les choses de la terre : ils ont besoin d’encouragement pour leur faire lever les yeux au ciel. Ils ont besoin d’exhortation pour reprendre le combat qu’ils ont abandonné sans même s'en rendre compte. Parce que l’épuisement leur a fait perdre de vue le bonheur de vivre au côté du Maître. Mais que ceux qui mènent une vie facile lèvent la main ! J Tu as probablement déjà dû éprouver ces moments de grosse fatigue, presque de déprime. Tu t'es peut-être déjà retrouvé angoissé devant la multitude de détails et de petites tâches qui envahissent ta vie, au travail, à la maison, à l’Église, etc. La vie ici-bas est faite d’un nombre incalculable de voleurs de temps et surtout de voleurs de joie. Ce qu’on aimait faire avant, on n’y trouve plus le goût. Mais comment a-t-on pu en arriver là ? te demandes-tu peut-être. Il y a comme un gros nuage gris autour de nos vies, la crise, la déprime générale, le pessimisme ambiant. C'est comme si toute cette atmosphère gâchait la joie de ton salut, gâchait ta joie de connaître Dieu personnellement, gâchait ta joie de t’émerveiller dès maintenant de ton destin éternel et glorieux auprès de ton Créateur qui t’aime. Mince, alors ! Ce n'est pas normal ! Comment peut-on partager aux perdus la joie de Christ si son Évangile ne fait pas de nous des flambeaux qui brille et qui réchauffe un monde perdu dans sa propre obscurité et froideur ? Et bien voilà, bienvenu sur le champ de bataille ! Cette apathie généralisée a une origine : l’ennemi attaque, et il nous aveugle par une de ses tactiques pour que nous ne discernions pas l’attaque et que nous ne combattions pas. Cette tactique est très bien décrite dans la Bible, notamment dans Exode 5:1-6:9 . Ce texte décrit une bataille survenue il y a trois mille cinq cents ans. Une bataille verbale entre Moïse et le pharaon : — Laisse-nous sortir pour adorer notre Dieu. — Non ! Jamais de la vie ! C’est un passage incroyable qui décrit comment le tyran absorbé par sa propre gloire va faire un choix tactique très malin. Nous sommes tellement marqués par le miracle de la mer Rouge que nous en oublions qu’au début du combat, c’est la stratégie de pharaon qui a bien failli réussir. Sa tactique secrète a fait se retourner les Hébreux contre le Dieu qui venait les délivrer et contre son messager Moïse. C'est une tactique que Satan utilise encore aujourd'hui contre nous, dans un milieu morose, déprimé, où les chrétiens ont parfois du mal à se sortir d'une routine qui les oppresse. Satan se déchaîne, plus offensif que jamais, et le chrétien qui pense qu'il n'a pas de combat spirituel à mener activement est déjà mort ! Satan, lui, ne s'arrête pas de combattre la foi. Tu veux savoir de quelle tactique il s'agit ? Alors, aborde ce récit comme Dieu a voulu qu'il soit lu : pas juste une histoire biblique de plus, mais une arme qu’il donne au chrétien que tu es, pour discerner les ruses du diable et les repousser. Le texte d' Exode 5 :1-6 :9 pourrait tout à fait être inclus dans un manuel de guerre spirituelle. Et dans la feuille de route de notre corps d'armée spirituel, tu y trouverais cette consigne : Connais ton ennemi . Cette consigne, nous allons la décortiquer en trois parties : 1. Connais son caractère égoïste 2. Connais s a pensée (vision du monde) perverse 3. Connais s a stratégie "gagnante" Partie 2 [1200/7100] 1. Connais ton ennemi : son caractère égoïste Rappel. En introduction, je te proposais de lire Exode 5:1-6:9, le jour où Pharaon failli réussir. Sa tactique est une tactique du diable pour pour aveugler les chrétiens au point de les affaiblir pour qu'ils ne combattent plus. Lisons ce texte comme une arme que Dieu nous donne pour déjouer le diable. Dieu donne ce texte comme un manuel de combat, comme une façon de nous dire : Connais ton ennemi. Nous pouvons connaître trois choses de lui dans ce texte, à commencer par son caractère égoïste et autoglorificateur. Le contexte Après une période faste en Égypte sous le règne délégué de Joseph, les Hébreux sont esclaves du pharaon. Ils souffrent depuis des siècles. Mais Dieu vient de se révéler à Moïse et le charge d'annoncer le message. Les Hébreux le croient (4:31). Ils se réunissent pour adorer Dieu. Attention ! Ils sont encore en Égypte, et cette adoration d'un Dieu étranger est un sacrilège pour les Égyptiens. Pire encore, c'est impossible de lui offrir des sacrifices, donc de lui exprimer leur reconnaissance, car cette pratique est passible de la mort (8:22). Ils savent qu'ils ne pourront pas adorer pleinement leur Dieu sur cette terre d'esclavage. Il faudrait s'éloigner d'au moins trois jours de marche pour ne pas offenser les Égyptiens. Il faudrait une "permission de sortie" du dictateur. Pas évident… mais Dieu a promis ! Alors, Moïse et Aaron se tiennent devant l'homme le plus puissant du monde d'alors. Ils sont gonflés à bloc, ils l'ont l'assentiment de leurs collègues pour délivrer un message puissant. Et Dieu a assuré qu'après hésitations, Pharaon laisserait partir les Hébreux. Alors, peut-être un peu trop sûrs d'eux, Moïse et Aaron s'approchent du dictateur : " Moïse et Aaron étant venus vers Pharaon lui dirent : Ainsi a dit l'Éternel, Dieu d'Israël : Laisse aller mon peuple pour qu'il célèbre une fête en mon honneur dans le désert. " (Exodus 5:1 – LBA). Silence. Oups ! L'assurance des deux Hébreux commence à vaciller. Il faut dire qu'ils n'y sont pas allés de main morte. Moïse vient d'annoncer à pharaon que le Dieu des Hébreux existe toujours, 430 ans après la venue de Joseph dans le pays. Que ce Dieu veut être adoré par son peuple. Et que ce Dieu exige de pharaon qu'il le laisse sortir. Ce sont beaucoup d'infos "désagréables" pour le dictateur égyptien ! 1.1. Que nous apprend la réaction de pharaon ? Connais ton ennemi : quelle est la réaction de Pharaon ? Il s'offusque. " Et Pharaon dit : Qui est l'Éternel, que j'obéisse à sa voix en laissant aller Israël ? Je ne connais pas l'Éternel, aussi ne laisserai-je pas aller Israël. " (Exodus 5:2 – LBA). Deux remarques (entre autres) : " Qui est l’Éternel, pour que j’obéisse à sa voix, en laissant aller Israël ? " C'est la réaction d'un dictateur surpris d'apprendre qu'un étranger au panthéon égyptien puisse lui être supérieur. Note qu'il ne cherche même pas à négocier. Pire, il ne propose pas à Moïse de transmettre une réponse à son Dieu. En réalité, il nie jusqu'à la possibilité qu'une telle "concurrence" soit possible, qu'un tel Dieu puisse exister et lui soumettre ses exigences à lui le roi du Nil, le dieu vivant de l'Égypte. " Je ne connais point l’Éternel, et je ne laisserai point aller Israël " Fin de non-recevoir. Pharaon n'accédera pas à la demande du Dieu de Moïse, car il ne croit pas en ce Dieu. Il préfère croire qu'il s'agit d'un mensonge (5:9). Il va, bien entendu, rejeter en bloc et la demande de Moïse et jusqu'à l'existence de ce Dieu. Résumons : Pharaon ne supporte pas l'idée d'un être qui lui soit supérieur ; Pharaon veut faire croire que l'idée d'un Dieu compatissant envers son peuple et venant le libérer est… un mensonge (5:9) ! Ça ne te rappelle pas quelqu'un ? Bien entendu, Pharaon est un type d'antichrist, un sbire du diable : Le diable, pareil, a toujours désiré se hisser au-dessus de Dieu et l'idée de ne pas être le n°1 l'exaspère ; Il est "le père du mensonge", le menteur par excellence : il veut renverser la vérité, et appelle le vrai un mensonge pour que l'on croie mieux à ses mensonges. 1.2. Ne sous-estime pas ton ennemi Connais ton ennemi. Ne le sous-estime pas. Les autorités démoniaques, les esprits du mal ne sont jamais aussi forts que lorsque nous ne combattons pas dans la prière et que nou ne nous alimentons pas de la parole de vérité (Jean 17:17). Peut-être que tu ne sous-estimes pas l'ennemi, mais que tu te surestimes un peu. Nous sommes parfois un peu trop sûrs de nous. Moïse était peut-être un peu trop sûr de lui. La parole de pharaon, agressive et méprisante, et puissante a dû lui faire l'effet d'une douche froide. Que faire ? Rien. Moïse et Aaron sont impuissants. Ils sont sur le territoire de l'ennemi. Les ennuis allaient commencer, et apparemment, malgré les avertissements de Dieu, il ne s'y était pas trop préparés (cf. Exode 6). Il faut quand même dire que Dieu lui avait promis. Il lui avait promis la victoire. Il lui avait promis la délivrance de son ennemi. Nous aussi, nous connaissons la fin de l'histoire, et qu'est-ce qu'elle est glorieuse ! Mais comme pour Moïse, Jésus-Christ nous a promis ceci : " En vérité, je vous le dis, il n'y a personne qui ait quitté maison, ou frères, ou sœurs, ou mère, ou père, ou enfants, ou champs, à cause de moi et à cause de l'Évangile, 30 qui ne reçoive maintenant, en ce temps-ci, cent fois autant, maisons, et frères, et sœurs, et mères, et enfants, et champs, avec des persécutions , et dans le siècle à venir, la vie éternelle. " (Mark 10:29-30 – LBA). C'est la petite clause du contrat :) Moïse avait bien capté la vue d'ensemble, mais il avait oublié les "promesses" d'épreuve : " Je sais que le roi d’Égypte ne vous laissera point aller, si ce n’est par une main puissante " (Ex. 3:19 – NEG. Ou : " pas même si vous employiez la force " – LBA). On connaît la fin, mais on n'aime pas comment y parvenir. On voudrait que la vie chrétienne ne soit que "bénédiction". En réalité, elle l'est. Mais nous n'avons pas forcément la même définition de ce que doit être une bénédiction. Bien des chrétiens qui ont traversé des épreuves douloureuses témoignent combien ils avaient besoin de vivre cette expérience pour mieux comprendre la croix que Christ demande à ses disciple de porter. Ne sous-estimons pas l'ennemi et ne nous surestimons pas non plus. 1.3. Christ est vainqueur… si le chrétien est engagé dans le combat ! Comme pharaon, notre ennemi est toujours à deux doigts de réussir. Hé les gars ! C'est la guerre ! La guerre dans les pensées, la guerre dans ce monde matérialiste et désormais post-chrétien ! Nous pouvons remporter la victoire, encore faut-il se jeter dans le champ de bataille, " 12 parce que ce n'est pas contre le sang et la chair que nous avons à combattre ; mais c'est contre les principautés, contre les puissances, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre les esprits méchants, dans les lieux célestes. 13 C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour. " (Ephesians 6:12-13 – LBA) Je te rappelle que nous ne lisons pas seulement une histoire biblique, mais une page du manuel du combat spirituel que Dieu nous ordonne de mettre en pratique. Ce chapitre décrit une stratégie gagnante du diable : si Dieu n'était pas intervenu, c'en était fini du beau rêve hébreu. Le croyant d'aujourd'hui peut aussi tomber, se laisser vaincre par Satan, et vivre une vie sans foi ni victoire, une vie ordinaire, dénuée de sens. Quelle tristesse ! Ce texte décrit comment on peut tomber aussi bas. Alors, plongeons plus profond dans le texte, et considérons les paroles que nous allons lire avec sérieux, comme un soldat se met au garde-à-vous au moment de recevoir ses consignes juste avant le combat , car cette parole est " vivante, et efficace, et plus acérée qu'aucune épée à deux tranchants, et pénétrante " (Hebrew 4:12 – LBA). Elle est notre épée spirituelle. Préparons-nous au combat et écoutons, à travers elle, le Général en chef, l'Éternel des armées, nous exhorter au combat. Partie 3 [2200/12700] 2. Connais ton ennemi : s a pensée (vision du monde) perverse 2.1. La motivation céleste de Moïse Moïse se cramponne, il précise (ou fait préciser par Aaron) : " Le Dieu des Hébreux s'est manifesté à nous. Nous voudrions aller à trois journées de marche dans le désert pour sacrifier à l'Éternel notre Dieu, de peur qu'il ne nous frappe par la peste ou par l'épée " (Exodus 5:3 – LBA) : • Il localise Dieu (c'est le Dieu des Hébreux pas le tien, nous ne voudrions pas t'imposer d'adorer ce Dieu) ; • Il décrit aussi une expérience mystique : cher Pharaon, ce n'est pas que nous voulons imposer notre volonté, mais nous n'avons pas le choix, c'est comme un appel supérieur ; • Il indique les coordonnées du rassemblement, en terme de temps et de lieu : 1. à trois journées de marche 2. dans la direction du désert du Sinaï. On croirait entendre un ado qui rend des comptes à ses parents pour leur demander l'autorisation de sortir : "Dis-nous où se trouve cette fête où tu vas et avec qui tu t'y rend" ; • Il renseigne le roi sur le type de rassemblement qu'ils ont l'intention organiser ; • Il renseigne le roi sur le risques qu'ils courent s'ils ne le font pas. Alors là, c'est quand même une façon de dire au dictateur qu'ils craignent plus leur Dieu que pharaon. C'est beaucoup de détails, n'est-ce pas ? Deux leçons : • Veillons à nos réactions dans ce monde Moïse a compris qu'il devait développer et agir dans la plus grande transparence. Face à un ennemi de la foi, nous devons nous aussi faire preuve de la plus grande sincérité : n'offrons pas à nos adversaires une seule occasion de nous accuser : " Sanctifiez le Seigneur, Christ, dans vos cœurs, étant toujours prêts à répondre pour votre défense, mais avec douceur et modestie […] 16 ayant une bonne conscience, afin qu'en cela même où vous êtes calomniés, ceux qui diffament votre bonne conduite en Christ soient confus " (1 Peter 3:15-16 – LBA). En cela, nous devons veiller, car ce monde nous observe et n'hésite jamais à taper à la moindre faiblesse des croyants. Le prophète est Daniel est un modèle du genre : " Les ministres et les satrapes cherchèrent à trouver un sujet d'accuser Daniel sur les affaires du royaume, mais ils n'en purent trouver, ni rien à reprendre, car il était fidèle et il ne se trouvait en lui rien de fautif et de répréhensible " (Daniel 6:4 – LBA). Vous connaissez le pire défaut qu'il nous reproche : notre hypocrisie. Nous prêchons la paix et nous nous mettons en colère. Nous prêchons le pardon et nous ne valons pas mieux qu'eux. • Agissons en artisans de paix Fournir autant de détails à pharaon, c'est une façon de respecter l'autorité. C'est certainement de manière docile qu'il donne tous les renseignements à son ennemi, afin de faciliter l'autorisation de sortie. Il en fallait de l'humilité pour répondre avec douceur à un tel homme arrogant et méchant. Mais la Bible affirme que Moïse était l'homme de la situation : " Moïse, était fort doux, plus doux qu'aucun homme qui fût sur la face de la terre " (Numbers 12:3 – LBA). Quelques milliers d'années plus tard, la méthode est la même, pour s'opposer à ceux qui s'opposent férocement à notre foi : " il ne faut pas que le serviteur du Seigneur ait des querelles ; mais il doit être doux envers tous, propre à enseigner, patient ; 25 instruisant avec douceur ceux qui sont d'un sentiment contraire [litt. : ceux qui s'opposent ]" (2 Timothy 2:24-25 – LBA). Ce verset éclaire notre récit : la réponse douce du croyant face à son féroce opposant est motivée par l'espoir qu'un jour il se convertira . C'est toujours en regardant à la grâce à venir que nous devrions parler au présent. Mon ennemi d'aujourd'hui sera peut-être mon frère de demain : pour cela, je ne devrais jamais pêcher contre lui. Nous ne connaissons pas d'avance les élus de Dieu, ne prenons pas le risque de crier contre un enfant de Dieu, simplement parce que nous ignorons de quoi demain sera fait. Si nous nous basons sur le verset de 2 Timothée, nous pouvons imaginer que Moïse espérait peut-être changer l'humeur de pharaon en lui délivrant avec douceur autant de renseignements. En effet, en lui évitant d'envoyer ses agents de renseignements faire une enquête approfondie, il lui prouvait sa bonne foi. Nous sommes des artisans de paix, notre devise en cas de conflit devrait être : " Une réponse douce apaise la fureur, mais une parole blessante excite la colère " (Proverbs 15:1 – LBA). (Y'a du travail.) 2.2. Le monde terrestre de pharaon Mais rien n'y fait :" Et le roi d'Egypte leur dit : Pourquoi, Moïse et Aaron, faites-vous quitter au peuple son ouvrage ? Allez à vos corvées ! Et Pharaon dit : Voici le bas peuple est maintenant nombreux et vous lui faites cesser ses corvées ! " (Exodus 5:4-5 – LBA) Quelle réponse très terre-à-terre après la description de Moïse. Lisez bien : • Moïse invoque un "Dieu" qui s'est "manifesté", il mentionne de marcher dans le désert, parlant d'une fête religieuse d'adoration, de sacrifice et de jugement divin. Bref, il pense ciel, il parle ciel, il vit ciel, c'est devenu sa mission, son appel, sa façon de respirer ; • Et Pharaon ? Il répond par des mots comme "ouvrage", "corvées", "le peuple des terres basses (bas peuple)", qui prendrait une sorte de congé ("cesser ses corvées"). Rien, absolument rien du discours de Moïse n'est repris. Aucune mention de Dieu, d'adoration, de quoi que ce soit de spirituel. Rien que du terrestre, et pas des moindres puisqu'il s'agit de la pire activité terrestre : un rude esclavage au service d'un dictateur. Interdit de rêver ! – Au ciel de Moïse, il oppose sa vision matérialiste ; – Au souhait d'adorer le créateur, il oppose l'obligation des corvées, le travail ardu, pénible et douloureux de la fabrication des briques ; – À l'aspiration de glorifier Dieu, il oppose l'obligation de glorifier un homme, d'assouvir la mégalomanie d'un dictateur (construction des pyramides). En résumé, tandis que Moïse place au cœur de son argument la manifestation de Dieu à sa juste gloire , pharaon n'est obsédé que par une chose, le travail terrestre à son injuste gloire personnelle . C'est le combat d'une gloire contre une autre. C'est le choc des volontés. Pas étonnant que le dictateur égyptien soit complètement fermé au discours religieux de Moïse. Il est si aveuglé par la recherche de sa propre gloire qu'il n'imagine pas une seconde qu'on puisse adorer un autre dieu… que lui. • Ne nous conformons pas à cette mentalité ! Mais cette description, nous pourrions la retrouver dans notre monde moderne. Ce monde recherche sa glorification individuelle. Chacun se prend pour le dieu de a vie, le capitaine de son navire. Le message de l'Évangile empêche l'orgueil humain de rêver de sa propre grandeur. Le salut par la grâce dit à l'homme : tu ne peux te délivrer par toi-même, tu as besoin qu'un être supérieur vienne te sauver. Quelle insulte aux rêves d'indépendance de la nature humaine ! Lorsque nous ne veillons et prions pas, nous nous endormons et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nous nous retrouvons entraînés par cette mentalité individualiste. Nous nous plaignons, nous perdons notre joie et notre amour se refroidit, nous "oublions" de contribuer à l'avancement du royaume, cela devient un fardeau. La crainte des hommes nous domine, plutôt que l'amour de Dieu. Veillons et prions ; le combat est rude, il nécessite une discipline de chaque jour. Mais de quel monde voulons-nous faire partie ? Le monde de pharaon et l'ambition démesurée d'une gloire personnelle ou le monde du peuple de Dieu qui sort de l'Égypte, qui quitte le péché, pour aller adorer son libérateur. Reconnaissons à qui nous appartenons. 2.3. La vision renversée du monde de pharaon Pharaon n'est pas seulement insensible à la vision de Moïse, il y est carrément opposé . Et même opposé au point de renverser toute la perspective. Pharaon va rejeter la foi de Moïse d'un revers de main par une théorie si opposée à la vision céleste de Moïse qu'elle en est presque comique : " Car ce sont des paresseux " ! Notez bien cette phrase du v. 8, car elle est au cœur de la pensée du pharaon qui va le faire réagir si brutalement. Le tour est joué : pharaon a remplacé la vision du monde et de Dieu de Moïse par sa propre vision : " Car ce sont des paresseux ". Et voilà tout l'élan de la foi en un Dieu puissant et compatissant réduite à une simple explication neurophysiologique : la paresse ! Arrêtons-nous un instant sur cette pirouette inélégante, sur ce tour de force qui renverse les valeurs et tout une vision du monde du croyant. Car c'est précisément ce que le monde post-chrétien a réussi à réaliser actuellement. Comme pharaon (qui est un type de Satan), notre monde (dominé par le prince de l'air, Satan) n'est pas insensible à notre foi, il y est carrément opposé. Et il oppose à notre foi tut un système de pensée renversé. La théorie de la paresse arrange pharaon, car elle décale le débat. Il n'est pas obligé de se prononcer sur Dieu, mais il "dénonce" un dysfonctionnement du croyant. Notre société aime beaucoup ça : faire porter le débat sur la psychologie du croyant, pour ne pas avoir à s'élever dans des débats qu'elle ne maitriserait pas. On peut aborder la vie de manière mystique, à condition d'exclure Dieu de l'équation : plus obligé de connaître la Bible ou de discuter des arguments théologiques ! Pharaon impose sa propre vision des choses plutôt que de se laisser "imposer" une façon de penser. Le monde déteste l'idée d'un livre révélé, inspiré : "Ces pauvres croyants sont stupides, ils croient tout ce qu'on leur raconte". Et le monde pense que sa propre théorie est la meilleure, sans réaliser que cette théorie ne vient pas de lui, mais d'une ambiance spirituelle dangereuse (le prince de l'air) ; Pharaon a trouvé une raison qui lui permet de garder la tête haute et qui dénigre complètement la foi chrétienne. Des paresseux : c'est insultant ! Les non-croyants se moquent et insulte la foi chrétienne. Ça les rassure, ça leur donne l'impression d'être les plus forts. • Le monde n'est pas un état de choses, mais une armée en marche : veillons ! Le monde rejette l'idée d'un Dieu plus puissant que lui, et préfère se moquer des croyants. On pourrait se donner des raisons pour justifier cet état de chose. Le monde est ce qu'il est. Mais c'est faux : ce n'est pas un état de chose. Ce n'est pas un état. C'est une réaction, une attaque. Le monde n'est pas athée, il réagit contre les croyants. Vous comprenez la différence ? Pensez que "c'est comme ça", donne l'impression d'un tableau du monde statique, qui ne bouge pas. Et cette pensée nous endort. On croit qu'il nous laisse tranquille tant qu'on adore en privé. En réalité, une guerre fait rage et l'ennemi attaque en utilisant ses soldats aveugles (Éph.). Bien sûr, il n'est pas question de "lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations…". Cette pensée que l'athéisme n'est pas un état de fait, mais une contre-réaction à la foi, une attaque orchestrée par le serpent ancien, cette pensée devrait nous maintenir éveillé. Derrière toute opposition à la foi, entendons le message du camp adverse de l'ennemi. Quelle est l'armée qui n'organise pas des rondes la nuit et des tours de garde ? Dans "veillez et prier", il y a "veillez" : faites des tours de garde, ne vous laissez pas endormir par la nuit. Et nous sommes dans la nuit (Éph. 5:15). Notre arme : la prière éclairée (veillez et prier) Il y aurait beaucoup à dire sur le combat entre les deux visions du monde : celle de Dieu et celle des hommes dirigés par "le dieu de ce siècle". Paul les décrit ainsi : " 3 Et si même notre Évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, 4 en ceux dont le dieu de ce siècle a aveuglé les entendements, les incrédules, afin qu'ils ne fussent pas éclairés par la lumière du glorieux Evangile de Christ, qui est l'image de Dieu " (2 Corinthians 4:3-4 – LBA). Mais résumons ce deuxième point : 1. Quelles que soient l'intensité et la férocité d'un opposant à la foi, Dieu nous appelle à répondre avec douceur. Qui sait si nous ne le retrouverons pas un jour dans la joie éternelle ? La sagesse de Dieu pacifique, dit Jacques 3. 2. Nous vivons dans un monde dont le chef ne fera aucun cadeau aux chrétiens : ne lui donnons pas l'occasion de nous accuser et soyons transparents. 3. L'ennemi crache à chaque seconde une vision du monde différente où tout ce qui est religieux est réinterprété à sa sauce : ne nous endormons pas, sous peine de nous conformer à la vie qu'il propose 4. De même que dans ce monde, "le fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête" (Matthew 8:19 –LBA), de même ses disciples d'aujourd'hui n'ont pas de répit dans ce monde. Nous ne vivons pas dans un monde qui est comme il est , mais dans un monde en réaction permanente et qui lance des contre-attaques permanentes. Partie 4 [1600/9000] 3. Connais ton ennemi : s a stratégie "gagnante" Moïse ne s'attendait certainement pas au projet diabolique que pharaon, furieux, allait manigancer le jour-même. La tâche allait être plus difficile qu'il ne l'imaginerait. Et nous aussi, ne devrions pas vivre comme si nous n'allions rencontrer aucun problème : la vie normale, c'est l'imprévu. Les imprévus nous rappellent que Dieu contrôle notre vie, pas nous. Élaborons-nous nos projets seul ou dans la recherche sincère de la volonté de Dieu (déménagement, changement de travail, recherche de travail, mariage, famille, etc.) ? À ceux qui s'offrent le luxe de vouloir décider de leur vie, Jacques répond : " Vous devriez dire : Si le Seigneur le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela " (James 4:15 – LBA). 3.1. Travailler plus pour glorifier moins Pharaon est l'un des personnes les plus intelligents et les plus machiavéliques de la Bible. C'est pour cela qu'il nous intéresse : on voit si bien, à travers lui, le caractère de l'ennemi éternel des croyants, le diable. Que met-il en branle ? Lisons les v. 7-8. En termes modernes, sa feuille de route est la suivante : Suppression des ressources ; Augmentation des tâches ; = Contrainte de rendement supérieur. Quel est le plan de pharaon ? Nous avons la chance qu'il nous l'ait révélé au verset 9. Ne lisons pas trop vite et goûtons notre privilège : c'est comme si un de nos espions revenait de mission et nous livrait tout le plan de l'ennemi. En temps de guerre, connaître les intentions de son ennemi, c'est l'arme absolue… et nous passerions à côté ? " Que les gens soient chargés d'ouvrage et s'y occupent, et qu'ils ne fassent plus attention aux mensonges qu'on leur dit. " (Exodus 5:9 – LBA) La stratégie globale de pharaon (comprenons : la tactique du diable encore aujourd'hui), c'est d'occuper le croyant sur des tâches temporelles (ici-bas) au point qu'il n'ait ni le temps ni la force de réagir au message de délivrance de Dieu. Travailler plus pour glorifier moins. Pharaon invente les temps modernes de Charlot ! – Être occupé – Être occupé par des travaux d'ici-bas – Être occupé par des travaux qui glorifient le monde (et son chef) plutôt que Dieu. Il ne s'agit pas seulement d'occuper les Hébreux, mais de les occuper à construire sa propre gloire. Et nous en revenons à ce combat entre deux gloires. Pharaon "ne laissera pas sa gloire à un autre". 3.2 Tactique gagnante ! Et ça marche ! C'est là qu'on peut parler du jour où Pharaon a failli réussir ! Les versets 15 à 19 décrivent comment la pénibilité du travail augmente à en devenir insupportable. Elle va créer une révolte des contremaîtres hébreux, révolte contre pharaon ? Non ! Contre Moïse ! [Les contremaîtres hébreux] leur dirent : Que l'Éternel vous voie et qu'il juge, vous qui nous avez mis en mauvaise odeur auprès de Pharaon et auprès de ses serviteurs et qui leur avez mis l'épée à la main pour nous tuer ! (Exodus 5:121 – LBA) Les Hébreux se sont fait avoir ! Pharaon a réussi un coup de génie : faire se retourner le peuple contre celui le messager qui vient le libérer ! À ce moment-là du récit, Satan a gagné, Israël vient de changer d'avis. C'est les montagnes russes avec Dieu, non ? Comme on peut en connaître. Un jour, on est plein de l'assurance de la foi, " Avec Dieu, nous ferons des exploits ! " et quelques jours avant, devant Moïse, "le peuple crut. Et ils apprirent que l'Éternel avait visité les fils d'Israël et qu'il avait vu leur affliction, et ils s'inclinèrent et se prosternèrent" (Exodus 4:31 – LBA), et maintenant, la débandade, l'amertume, les pleurs, les cris, la colère contre l'envoyé de Dieu ! La déprime générale, quoi. Et qui va atteindre les plus hauts niveaux, puisque même Moïse se sent dans l'impasse, et commence à désespérer de la situation. Oui, le désespoir, nous l'avons tous connus : après les sommets de la foi, la dépression du "Pourquoi moi ? Où veux-tu en venir ? Je suis coincé, je n'ai aucune solution !" Vous ne me croyez pas ? Lisez la prière, ou plutôt la charge accusatrice de Moïse contre Dieu : " Alors Moïse retourna vers l'Eternel et dit : Seigneur ! Pourquoi as-tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi donc m'as-tu envoyé ? Depuis que je me suis présenté à Pharaon pour lui parler en ton nom, il a fait du mal à ce peuple et tu n'as pas du tout délivré ton peuple ! " (Exodus 5:22-23 – LBA). Dieu coupable de faire du mal à son peuple, Dieu menteur en envoyant Moïse, Dieu insensible à la souffrance de son peuple. Wow ! Et pharaon dans tout ça ? C'est comme nous. Satan manigance avec succès et nous, nous accusons Dieu de tous les maux du diable. Méfions-nous de ne pas blasphémer contre le Saint-Esprit ! " Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise : C'est par Dieu que je suis tenté ! Car Dieu ne peut être tenté par le mal, aussi ne tente-t-il lui-même personne. " (James 1:13 – LBA) Et c'est sur cette note amère que s'achève la rencontre entre le dictateur et l'envoyé de Dieu. Le chapitre six commence tout aussi tristement. Bien que Dieu remotive Moïse sans tenir compte des accusations de Moïse (bonne chose pour nous, il est " lent à la colère et riche en bonté " !), le peuple, lui, n'y parvient plus. Il est fatigué, angoissé, en plein surmenage. Après le travail à la chaîne des temps modernes, le burn-out ! Pourtant, le discours de Dieu est des plus compatissant et des plus puissants : " Et l'Eternel dit à Moïse : Maintenant tu verras ce que je ferai à Pharaon ! Contraint par une main forte il les laissera aller. Contraint par une main forte il les chassera de son pays. 2 Et Dieu parla à Moïse et lui dit : Je suis l'Eternel. 3 Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme Dieu puissant, mais sous mon nom d'ÉTERNEL je ne me suis pas fait connaître à eux. 4 Non seulement j'ai établi mon alliance avec eux pour leur donner le pays de Canaan, le pays où ils ont séjourné en étrangers, 5 mais encore j'ai entendu le gémissement des fils d'Israël que les Egyptiens asservissent, et je me suis souvenu de mon alliance. 6 C'est pourquoi dis aux fils d'Israël : Je suis l'Eternel, et je vous soustrairai aux corvées des Egyptiens et vous tirerai de leur service, et je vous libérerai à bras étendu et par de grands jugements. 7 Et je vous prendrai pour mon peuple, et je vous serai Dieu et vous saurez que je suis l'Eternel votre Dieu qui vous soustrais aux corvées des Egyptiens ; 8 et je vous ferai entrer dans le pays que j'ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob, et je vous le donnerai en possession. Je suis l'Éternel. " (Exodus 6:1-8 – LBA) Mais le peuple n'entend plus : " Et Moïse parla ainsi aux fils d'Israël, et ils n'écoutèrent pas Moïse parce qu'ils avaient perdu patience et que leur service était dur " (Exodus 6:9 – LBA). D'autres OU encore : " L’angoisse et la dure servitude les empêchèrent d’écouter Moïse " (NEG). D'autres versions parlent de leur " discouragement " (NET), " anguish of spirit " (KJV). Note de traduction NET : The Hebrew מִקֹּצֶּר רוּחַ (miqqotser ruakh) means “because of the shortness of spirit.” This means that they were discouraged, dispirited, and weary - although some have also suggested it might mean impatient. The Israelites were now just not in the frame of mind to listen to Moses. 3.3. Qu'est-ce qui m'occupe (me préoccupe) le plus ? Burn-out ou impatience, les Hébreux ne sont plus en phase avec Moïse. Il a beau leur rapport les promesses merveilleuses de Dieu, les encouragements les plus divins, ça ne leur fait aucun effet. Ça ne vous arrive pas, ça, de ne plus parvenir à vous émerveiller de ce que vous lisez dans la "Parole de vérité" ? De n'avoir pas le temps de méditer ces choses parce que les responsabilités de ce monde vous appellent ? Parce que vous êtes si fatigués à cause de tout ce qu'il faut déjà accomplir ici-bas que vous n'avez plus les forces de "lever les yeux vers Jésus"… L'ennemi veut empêcher que nous glorifiions Dieu. Il va donc encombrer la vie du croyant de tellement de tâches, d'échéances, d'urgence et de priorités d'ici-bas (famille et responsabilité, travail et rentabilité, vie sociale et reconnaissance dans ce monde, etc.) que le croyant sera trop occupé à s'occuper de sa place ici-bas pour fixer le regard sur les choses d'en haut, comme Dieu le lui demande clairement (Col. 3). Nous ne sommes plus des esclaves ? Nous vivons une société de loisirs ? Eh bien, disons que nous sommes devenus esclaves même de nos loisirs ! Lorsque le croyant ne consacre pas un temps digne à écouter son Dieu et à entretenir sa relation personnelle avec son Sauveur, il est clair qu'il finira noyé par la machine de guerre de ce monde. Ses pensées seront si pleines de ce monde qu'il pensera comme le monde, et que sa conscience aura du mal à se faire entendre. Il n'entendra plus la voix du Saint-Esprit, la voix de Dieu en lui, et finira par ressembler non pas à Christ, mais au citoyen lambda, avec, de temps en temps, un discours saupoudré de termes mystico-religieux qu'il ne comprendra pas lui-même. Partie 5 [560/3200] Conclusion 1. Suis-je plus occupé préoccupé par les choses de ce monde que je ne le suis à glorifier Dieu et à en témoigner ? Ce monde peut si facilement endormir le chrétien négligent ! Lui faire oublier son combat. Quelques questions pour terminer : Est-ce que je connais bien mon ennemi ? Est-ce que je repère sa tactique dans ce monde et dans ma vie ? Suis-je tombé dans le piège de pharaon ? Suis-je occupé et stressé pour les choses de la terre, au point de ne plus me rendre disponible à la Parole de vérité (Jn 17:17) ? Suis-je incapable de donner du temps à la lecture et à la prière ? Et si je le fais, est-ce un temps de qualité ou, comme les Hébreux qui n'étaient plus capables d'entendre la bonne nouvelle, est-ce une tâche routinière, bâclée et inutile pour ma journée ? Ne nous berçons pas d'illusions : Satan peut gagner dans la vie d'un chrétien. Sa tactique donne ses fruits lorsque le chrétien n'en porte plus. Le chrétien charnel ou rétrograde ressemble est alors aussi piégé qu'un esclave hébreu en Égypte. Quelle tristesse quand on sait que Canaan, où coule lait et le miel existe ! Nous sommes destinés à quitter l'Égypte (le péché) et à vivre en Canaan (la vie chrétienne ici-bas avec ses combats et ses victoires) en attendant une meilleure patrie (le ciel). Ne restons pas en Égypte (vaincus et dans le péché d'incrédulité), mais vivons notre vie chrétienne en Canaan : vivons Christ dans le combat, avec la vision de la joie à venir et de la grâce (1 Pierre 1:13, les trois grâces) ! 2. Si Dieu n'intervient pas, je finirai dans le désespoir Sans l'intervention de Dieu par les dix plaies, le peuple continuerait d'être esclave. Exode 6:9 est d'une tristesse accablante. Chaque plaie s'attaque à une divinité de l'Égypte : Dieu se fait en quelque sorte connaître à pharaon, il répond à Exodus 5:2 (" Je ne connais pas l'Éternel ") et lui montre que sa gloire est plus puissante que celle de ce petit dictateur insignifiant. Mais c'est une autre histoire. Ce que l'on peut retirer ici, c'est que nous avons besoin de l'intervention miraculeuse et puissante de Dieu pour nous sortir du piège diabolique du matérialisme. C'est pourquoi nous devons prendre au sérieux l'injonction de notre Maître : "Veillez et priez !". – Veillons autour de nous : ne nous laissons pas endormir par les illusions de ce monde : ses attraits, ses priorités, ses urgences, etc. Apprenons à discerner la tactique de l'ennemi invisible au-delà des circonstances, apprenons-le dans la Parole et dans l'Église en nous édifiant les uns les autres ; – Veillons en nous : dans notre vie, nos pensées : il y reste toujours des endroits obscurs. C'est précisément les lieux favoris de notre ennemi pour y déposer ses grains de sable. – Prions en demandant à Dieu la force de soutenir le combat avec lui, par lui et pour lui. – Prions en combattant dans la prière (ce n'est pas ce cousin qui insulte notre foi que nous devons combattre, mais l'ennemi derrière, prions pour le cousin !). Combattons en employant toutes les armes d'Éphésiens 6. Et nous venons d'utiliser l'arme absolue : la Parole de vérité, qui dévoile les plans de l'ennemi. Lisons la Parole comme une épée spirituelle dans un esprit de prière (Ps. 119:18). notes
Comments
Disclaimer: The opinions and conclusions expressed on this page are those of the author and may or may not accord with the positions of Biblearc or Bethlehem College & Seminary.